Combien de protéines par jour selon ton profil et ton objectif ? La question semble simple, mais la réponse touche à quelque chose de plus profond que de simples chiffres. Elle parle de ton corps qui bouge, de ta faim après l’entraînement, de cette sensation de muscles « pleins » ou au contraire mous et fatigués. Elle parle aussi de tes journées chargées, de ta façon de cuisiner, de ton rapport au plaisir de manger. Les protéines ne sont pas qu’un nutriment abstrait : ce sont des briques qui participent à chaque mouvement, à chaque récupération, à ton énergie mentale comme physique.
Comprendre combien de protéines tu as vraiment besoin par jour, c’est accepter que tu es unique. Un sédentaire qui travaille assis n’a pas les mêmes besoins qu’une coureuse qui prépare son premier semi-marathon. Un senior qui veut préserver sa force n’a pas le même objectif qu’un jeune qui démarre la musculation. Pourtant, tout ce monde se retrouve autour des mêmes questions : « Est-ce que j’en mange assez ? », « Est-ce que j’en mange trop ? », « Faut-il forcément de la viande ? », « Est-ce qu’un shaker est indispensable ? ». Entre les recommandations officielles, les discours marketing et les conseils contradictoires, il devient facile de se perdre.
Ce texte t’invite à revenir au concret : ton poids, ton rythme de vie, ton niveau d’activité, mais aussi tes ressentis après les repas, ta satiété, ta récupération. L’idée n’est pas de te mettre dans une case rigide, mais de t’offrir des repères clairs, des fourchettes chiffrées simples, des exemples de journées types et des pistes pour ajuster au fil de tes essais. Tu vas voir comment passer d’un simple calcul « g/kg » à une nutrition vivante, où chaque repas devient l’occasion de nourrir ta force, ta clarté et ton plaisir. En filigrane, une seule question : jusqu’où as-tu envie d’honorer ton corps par ce que tu lui donnes à manger ?
En bref :
- Les besoins en protéines tournent autour de 0,8 à 2,2 g/kg selon ton profil : sédentaire, sportif, en perte de poids, senior, etc.
- Les recommandations « standard » (0,8 g/kg) ne représentent qu’un minimum vital, pas forcément optimal pour ta performance ou ta composition corporelle.
- Les personnes en perte de poids et les sportifs gagnent souvent à viser entre 1,4 et 2 g/kg pour préserver la masse musculaire et la satiété.
- Répartir les apports en 3 à 5 prises quotidiennes optimise la synthèse des protéines musculaires et la récupération.
- Combiner protéines animales et végétales permet de couvrir l’ensemble des acides aminés essentiels, surtout si tu limites les produits animaux.
- Des aliments simples comme le blanc de poulet, le skyr, le thon, les lentilles ou les amandes facilitent l’atteinte de ton quota quotidien sans te prendre la tête.
- Le plus important reste ton ressenti : énergie stable, muscles toniques, faim gérable, sommeil correct et récupération fluide.
Combien de protéines par jour : bases, repères et zones de confort
Pour poser des bases solides, il aide de distinguer deux choses : ce qui est nécessaire pour survivre et ce qui est utile pour bien performer et se sentir fort au quotidien. Les recommandations officielles tournent autour de 0,8 g de protéines par kilo de poids corporel pour un adulte en bonne santé, peu actif. Cela suffit à assurer le renouvellement cellulaire, la fabrication des enzymes, des hormones, la santé des organes. En gros : le minimum syndical pour que la machine tourne.
Mais dès que le corps bouge plus, qu’il se répare après un effort, qu’il doit supporter un déficit calorique ou affronter le vieillissement, ce « minimum » montre ses limites. En pratique, beaucoup de profils se sentent mieux entre 1 et 1,6 g/kg, voire plus en phase de musculation ou de sèche. À 70 kg par exemple, 0,8 g/kg représente 56 g par jour. Une quantité atteignable en une journée « classique », mais pas forcément optimale si tu fais du sport 3 à 4 fois par semaine.
Imaginer les protéines comme un curseur aide : tout à gauche, tu as la carence avec fonte musculaire, immunité fragile, fatigue. Au milieu, tu trouves la zone « suffisante » pour quelqu’un peu actif. Plus tu glisses vers la droite avec l’augmentation de l’activité ou des objectifs physiques, plus le besoin grimpe. Entre 10 et 15 % de tes calories sous forme de protéines, tu es dans la norme. Entre 20 et 30 %, tu entres dans une stratégie plus axée sur la satiété, la recomposition corporelle et la performance.
Le défi, ce n’est pas de retenir une formule compliquée, mais de trouver ta zone de confort : celle où tu n’as plus ces coups de fatigue de fin d’après-midi, où tes muscles récupèrent mieux après les séances, où ton appétit se régule naturellement. C’est là que les chiffres rejoignent le ressenti.
Des exemples chiffrés pour te situer rapidement
Pour te donner des repères concrets, regarde quelques profils. Un adulte sédentaire de 65 kg qui ne bouge presque pas se situera logiquement entre 52 et 65 g de protéines par jour. Une personne très active ou en renforcement musculaire grimpera facilement à 1,6 à 2 g/kg, soit 104 à 130 g pour 65 kg. Entre ces deux extrêmes, il y a une large zone où beaucoup de gens se sentent bien.
La vraie question devient : où te situes-tu actuellement dans ce spectre ? Si tu n’as jamais compté grossièrement tes apports, l’expérience peut être surprenante. Beaucoup de personnes qui pensent « manger suffisamment de protéines » se rendent compte qu’elles tournent autour de 40 à 50 g seulement, surtout si leur alimentation est très riche en féculents et en produits sucrés.
Le tableau ci-dessous donne un aperçu simplifié des recommandations selon le contexte :
| Profil | Gramme de protéines / kg / jour | Exemple pour 70 kg |
|---|---|---|
| Adulte sédentaire | 0,8 – 1 g/kg | 56 – 70 g/jour |
| Sportif loisir (2–3 séances/semaine) | 1,2 – 1,6 g/kg | 84 – 112 g/jour |
| Musculation / sports de force | 1,4 – 2,2 g/kg | 98 – 154 g/jour |
| Perte de poids (déficit calorique) | 1,6 – 2 g/kg | 112 – 140 g/jour |
| Senior en maintien musculaire | 1 – 1,2 g/kg | 70 – 84 g/jour |
Ces chiffres ne sont pas des ordres, mais des fourchettes de travail. Ils te donnent un cadre que tu peux ensuite ajuster, en observant ta forme, ta digestion, ton sommeil et l’évolution de ta silhouette.

Adapter les protéines par jour à ton profil : sédentaire, sportif, perte de poids, senior
Derrière les chiffres, il y a des vies très différentes. Celle de Léa, 32 ans, qui travaille en open space et marche peu. Celle de Karim, qui prépare un semi-marathon et s’entraîne quatre fois par semaine. Celle de Patrick, 68 ans, qui veut continuer à porter ses petits-enfants sans douleur. Chacun a besoin de protéines, mais pas dans les mêmes quantités, ni pour les mêmes raisons.
Besoin en protéines pour une personne sédentaire
Si tes journées sont surtout rythmées par des heures assis, avec peu ou pas de sport, ton corps a surtout besoin d’un entretien de base. Dans cette configuration, viser 0,8 à 1 g/kg suffit généralement. Pour 65 kg, cela donne entre 52 et 65 g : par exemple 2 œufs au petit déjeuner, un peu de poulet ou de poisson le midi, des lentilles ou du tofu le soir, et un laitage riche en protéines dans la journée.
Ce niveau permet de soutenir la régénération cellulaire, la santé des cheveux, des ongles, des tissus musculaires sans pousser vers un excès. L’important pour un profil sédentaire, c’est surtout de garder une alimentation variée : des protéines, mais aussi des fibres, des légumes, des graisses de qualité. Dans ce contexte, les protéines jouent un rôle de stabilité plus que de développement.
Sportifs d’endurance et de force : des besoins vraiment plus élevés
Dès que tu rentres dans une pratique sportive régulière, surtout au-delà de 3 séances par semaine, le jeu change. Les tissus sont abîmés, reconstruits, renforcés. Les protéines deviennent les matériaux de ce chantier permanent. Les recommandations tournent alors autour de 1,2 à 1,6 g/kg pour les sports d’endurance (course, natation, vélo), et 1,4 à 2,2 g/kg pour la musculation ou les sports de force.
Un coureur de 80 kg pourra par exemple viser entre 96 et 128 g de protéines par jour. Un pratiquant de musculation du même poids, en phase de progression, se situera volontiers entre 112 et 160 g. L’important n’est pas de monter au plus haut, mais de trouver la dose qui permet une bonne récupération sans alourdir la digestion. Pour affiner ton approche, tu peux explorer les notions de synthèse des protéines musculaires et de timing des apports autour de l’entraînement.
Les sportifs d’endurance ont parfois tendance à sous-estimer leurs besoins, centrant surtout leur attention sur les glucides. Pourtant, les protéines participent au transport de l’oxygène, à la construction des enzymes impliquées dans l’énergie, à la réduction de la fatigue musculaire. Tandis qu’en musculation, l’excès inverse guette parfois : vouloir monter trop haut, trop vite, sans écouter la digestion ni la qualité globale de l’alimentation.
Perte de poids : pourquoi augmenter les protéines par jour aide vraiment
Quand tu entres dans une phase de déficit calorique, ton corps se retrouve à faire plus avec moins. Moins de calories, mais autant de fonctions vitales à assurer. Dans ce contexte, augmenter les protéines est une stratégie redoutablement efficace. Les études convergent vers un apport situé entre 1,6 et 2 g/kg pour préserver la masse musculaire, maintenir la satiété et limiter les fringales.
Concrètement, une femme de 60 kg en perte de poids gagnera à viser 96 à 120 g de protéines par jour. Cela peut être réparti en 3 repas plus une collation : par exemple un bol de yaourt riche en protéines type fromage blanc ou skyr le matin, une source animale ou végétale le midi, une collation à base d’amandes ou autres oléagineux dans l’après-midi, et une assiette riche en légumineuses le soir.
L’autre avantage des protéines dans ce contexte, c’est leur effet thermique : le corps dépense un peu plus d’énergie pour les digérer par rapport aux glucides ou aux lipides. Ajouté à la satiété plus durable qu’elles procurent, cela en fait un allié précieux pour tenir un programme dans le temps, sans crash ni frustrations permanentes.
Senior : maintenir la force et l’autonomie grâce aux protéines
Avec l’âge, un phénomène insidieux apparaît : la fonte musculaire progressive, ou sarcopénie. Les gestes du quotidien deviennent plus exigeants, les chutes plus fréquentes, le métabolisme ralentit. Pourtant, les besoins en protéines ne diminuent pas, bien au contraire. Beaucoup de spécialistes considèrent aujourd’hui qu’un senior devrait viser au moins autant de protéines qu’un adolescent, parfois davantage.
Pour une personne de 70 kg, cela représente 70 à 84 g par jour, voire un peu plus selon le niveau d’activité et l’état de santé. Dans cette tranche d’âge, la qualité et la digestibilité des protéines comptent beaucoup. Les sources animales (œufs, poissons, viandes maigres, produits laitiers) restent très intéressantes pour leur excellente biodisponibilité. Mais les légumineuses bien cuites, le tofu, le tempeh ou le quinoa peuvent aussi jouer un rôle complémentaire, surtout si l’appétit baisse.
Ce qui se joue ici dépasse le simple « maintien du muscle ». Il s’agit de garder de la force fonctionnelle : pouvoir monter des escaliers, porter des courses, jardiner, marcher. Un apport protéique suffisant, légèrement au-dessus du « minimum », devient alors un investissement dans l’autonomie future.
Cette première vidéo pourra t’aider à visualiser ces ordres de grandeur et à les relier à ton quotidien.
Comment calculer tes besoins en protéines et les répartir sur la journée
Une fois ton profil identifié, vient le moment du calcul concret. Il peut sembler mathématique, mais il devient très simple dès que tu as ta fourchette de référence. L’idée est de partir de ton poids actuel, ou de ton poids cible si celui-ci est réaliste et proche, puis de le multiplier par la valeur choisie selon ton objectif.
Étape 1 : choisir ton coefficient en g/kg
Commence par être honnête avec tes habitudes. Plutôt sédentaire ? Plutôt actif ? Plutôt en prise de masse ou en perte de poids ? Selon ta réponse, tu peux utiliser ces repères :
- 0,8 – 1 g/kg : sédentaire, sans objectif spécifique de recomposition corporelle.
- 1,2 – 1,6 g/kg : actif ou sportif loisir, maintien musculaire et performance modérée.
- 1,4 – 2,2 g/kg : musculation, sports de force, objectif de prise de muscle ou recomposition.
- 1,6 – 2 g/kg : perte de gras avec volonté de préserver le maximum de masse maigre.
Si tu débutes, commence plutôt par le bas de la fourchette, observe ton ressenti pendant 2 à 3 semaines, puis ajuste si nécessaire. Le corps n’aime pas forcément les changements trop brusques.
Étape 2 : convertir en grammes par jour
Imaginons un exemple : une personne de 75 kg, sportive (3 séances par semaine) et souhaitant perdre un peu de gras. Elle choisit un coefficient de 1,6 g/kg. Le calcul est simple : 75 × 1,6 = 120 g de protéines par jour. Ce chiffre n’a de sens que s’il est relié à des aliments concrets et à une organisation sur la journée.
Ce quota peut paraître élevé au premier regard, mais une fois réparti sur 3 ou 4 repas, il devient très accessible. Par exemple : 30 g au petit déjeuner, 35 g au déjeuner, 20 g en collation, 35 g au dîner. L’objectif est de nourrir régulièrement le corps en acides aminés plutôt que d’envoyer une grosse quantité en une fois.
Étape 3 : répartir sur la journée pour une meilleure assimilation
Le corps ne stocke pas les protéines comme il stocke les graisses. Il les utilise en flux continu. Répartir tes apports sur la journée améliore la capacité du muscle à les utiliser pour se réparer et grandir. C’est tout le principe des stratégies de protéines avant et après sport : autour de l’effort, ton corps est particulièrement demandeur.
Une journée type pour 120 g de protéines pourrait ressembler à ça :
- Petit déjeuner : bol de skyr ou de fromage blanc protéiné (20 g) + 2 œufs (12 g) → environ 32 g.
- Déjeuner : 150 g de blanc de poulet (environ 45 g) + légumineuses en accompagnement (10 g) → environ 55 g.
- Collation : poignée d’amandes (6 g) + petit yaourt riche en protéines (10 g) → environ 16 g.
- Dîner : assiette de lentilles (18 g) + un peu de tofu (12 g) → environ 30 g.
Tu te retrouves avec une journée équilibrée, mixant protéines animales et végétales, tout en respectant ton quota. Pour aller plus loin dans la planification, tu peux t’inspirer des approches détaillées dans les contenus de protéines pour la récupération, très utiles après des séances intenses.
Au final, ce calcul n’est qu’un point de départ. La vraie boussole reste ce que tu ressens : ton niveau d’énergie, la qualité de ta récupération, ton appétit et ta capacité à tenir tes routines sans te sentir enfermé.
Une deuxième ressource vidéo peut t’aider à visualiser cette répartition concrète des apports sur une journée réelle.
Quelles sources de protéines choisir selon ton objectif : animales, végétales, mélangées
Une fois le « combien » clarifié, reste le « comment ». Les grammes de protéines ne sont pas les mêmes selon qu’ils viennent d’un blanc de poulet, d’un steak de soja, d’une poignée d’amandes ou d’un plat de lentilles. Goût, texture, digestibilité, impact environnemental : tout change. L’enjeu, c’est de composer ton propre puzzle, en jouant avec ces différentes pièces.
Protéines animales : densité, efficacité, mais pas une obligation
Les protéines animales (œufs, viandes, poissons, produits laitiers) ont deux avantages majeurs : une biodisponibilité élevée et un profil en acides aminés complet. Autrement dit, ton corps les reconnaît bien, les digère facilement (pour la plupart des gens) et peut les utiliser efficacement pour réparer les tissus.
Le blanc de poulet, par exemple, tourne autour de 30 g de protéines pour 100 g cuits. Le thon en boîte avoisine les 25 g. Un parmesan ou un fromage dur peut être très concentré, tandis qu’un skyr ou un fromage blanc léger reste un allié pratique au quotidien. Si tu veux explorer ces options sans forcer, tu peux te tourner vers des analyses détaillées comme celles proposées sur les protéines animales et végétales, qui comparent leurs forces et limites.
Le but n’est pas de sanctifier l’animal, ni de l’opposer au végétal. Plutôt de voir en quoi il peut t’aider, selon ta digestion, ton éthique, ton budget et tes habitudes familiales. Certains se sentent très bien avec un peu de viande ou de poisson chaque jour. D’autres préfèrent les garder pour quelques repas clés dans la semaine.
Protéines végétales : une vraie option, même en musculation
Contrairement à un vieux cliché, il n’est pas nécessaire de manger de la viande pour « avoir des muscles ». Les légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots), les céréales complètes, le soja, le tofu, le tempeh, le quinoa, les graines, peuvent fournir tout ce dont tu as besoin, à condition d’associer intelligemment les sources.
Les lentilles cuites apportent autour de 9 g de protéines pour 100 g. Les pois chiches, environ 8 g. Le tofu ferme grimpe à 12 g. Certaines graines et oléagineux comme les amandes complètent ce tableau. Pour comprendre comment ces sources se combinent, tu peux explorer des ressources dédiées à la musculation avec des protéines végétales ou encore à la nutrition autour du soja et de ses protéines.
Les sportifs végétariens ou vegans savent à quel point la variété est la clé. Associer céréales et légumineuses (riz + lentilles, houmous + pain complet, chili de haricots rouges + quinoa) permet de compléter le profil en acides aminés. Le ressenti digestif devient alors un guide précieux : ventre léger, énergie stable, peu de ballonnements.
Focus sur quelques aliments simples à intégrer
Pour rendre tout cela plus concret, voici quelques sources que tu peux facilement glisser dans ton quotidien :
- Blanc de poulet (cuit) : environ 31 g de protéines pour 100 g.
- Œuf entier (moyen, 60 g) : environ 6,5 g de protéines.
- Thon en boîte au naturel : environ 25 g pour 100 g.
- Fromage blanc type skyr : environ 10 g pour 100 g.
- Lentilles cuites : environ 9 g pour 100 g.
- Pois chiches cuits : environ 8 g pour 100 g.
- Tofu ferme : environ 12 g pour 100 g.
- Parmesan râpé : autour de 10 g pour 30 g.
- Amandes : environ 6 g pour 30 g.
- Pain complet : autour de 8 g pour 100 g.
Ce simple éventail montre qu’il est tout à fait possible d’atteindre tes besoins sans entrer dans un régime extrême ou monotone. Pour aller plus loin sur la diversité des sources, les dossiers sur les nouvelles protéines alimentaires ou sur la montée des protéines végétales offrent un regard intéressant sur l’évolution de nos assiettes.
En fin de compte, l’important n’est pas que ton alimentation soit « parfaite », mais qu’elle soit vivante, adaptée et agréable. Ce que tu peux tenir dans la durée, sans forcer, a toujours plus de valeur qu’un plan théorique suivi deux semaines.
Transformer les recommandations en habitudes : ressentis, ajustements et expérimentation
Une chose est certaine : ton corps ne lit pas les études scientifiques, mais il parle. Par tes envies, ta digestion, ta récupération, ton humeur. Les recommandations en grammes de protéines par jour ne sont que des points de départ. La vraie aventure commence quand tu explores ce qui se passe quand tu ajustes légèrement les curseurs.
Observer ton corps : les signaux qui ne trompent pas
Quand l’apport en protéines est trop bas pour ton mode de vie, certains signaux reviennent comme un refrain : faim rapide après les repas, envie de grignoter sucré, coups de barre, difficulté à progresser en force, sensation de corps « mou ». À l’inverse, quand l’apport devient cohérent avec ton niveau d’activité, beaucoup décrivent une énergie plus stable, des muscles qui récupèrent mieux, une sensation de satiété plus profonde.
Le but n’est pas de tout analyser en permanence, mais de t’accorder régulièrement un moment d’écoute. Comment te sens-tu 2 heures après un repas très riche en glucides et pauvre en protéines ? Et après un repas mieux équilibré ? Ce type de comparaison vaut toutes les théories.
Des ajustements progressifs plutôt que des révolutions
Si tu réalises que tu es loin de ton quota idéal, inutile de tout bouleverser en un jour. Tu peux simplement te fixer un petit défi hebdomadaire : ajouter une vraie source de protéines à ton petit déjeuner, renforcer un de tes repas avec une portion de légumineuses, intégrer une collation plus nourrissante à base de yaourt riche en protéines et d’oléagineux.
Par exemple, si tu es à 50 g par jour et que ton objectif est autour de 90 g, commence par viser 65–70 g pendant une semaine ou deux. Observe. Si tout se passe bien, monte doucement. Ce rythme progressif laisse à ton système digestif, à tes habitudes culinaires et à ton mental le temps de s’adapter.
Relier les protéines à ton mouvement quotidien
Ce qui rend les protéines vraiment vivantes, c’est la manière dont elles accompagnent ton mouvement. Une marche rapide, une séance de renfo, une sortie vélo, une session de yoga dynamique : chaque effort crée une opportunité de mieux utiliser ce que tu manges. Protéines et mouvement ne sont pas deux mondes séparés, mais un dialogue permanent.
Si tu as envie d’explorer ce lien, tu peux par exemple tester pendant quelques semaines un rituel simple : un repas légèrement protéiné avant ton sport pour stabiliser ton énergie, puis un apport de qualité dans les heures qui suivent pour soutenir la réparation. Les contenus dédiés aux protéines avant et après le sport offrent une bonne base pour structurer ces essais.
Au final, la question n’est plus seulement « Combien de protéines par jour ? », mais « Comment ces protéines peuvent-elles m’aider à mieux habiter mon corps, à mieux vivre mon mouvement, à gagner en liberté ? ». La réponse ne se trouve pas dans une formule, mais dans ton expérience directe, repas après repas, séance après séance. Quelle première petite chose as-tu envie de tester dès demain ?
Comment savoir si je mange assez de protéines au quotidien ?
Certains signes reviennent souvent quand l’apport en protéines est insuffisant pour ton mode de vie : faim rapide après les repas, envies fréquentes de sucre, difficulté à prendre de la force ou du muscle malgré l’entraînement, fatigue persistante et sensation de corps « mou ». À l’inverse, quand tes apports sont adaptés, tu te sens plus rassasié, plus stable dans ton énergie, avec une meilleure récupération musculaire. Tu peux aussi faire un rapide calcul en g/kg (par exemple 1,2 à 1,6 g/kg pour un sportif loisir) et estimer ta consommation moyenne sur quelques journées types pour vérifier où tu te situes.
Est-ce grave de dépasser un peu les recommandations en protéines ?
Pour une personne en bonne santé, avec des reins qui fonctionnent correctement et une hydratation suffisante, dépasser légèrement les recommandations ponctuellement n’est généralement pas problématique. Le corps sait s’adapter, surtout si ton alimentation reste variée et que tu ne remplaces pas tous les autres nutriments par des protéines. En revanche, rester longtemps très au-dessus (par exemple plus de 2,5 g/kg) sans raison valable n’apporte pas de bénéfices supplémentaires pour la plupart des gens et peut alourdir la digestion. Mieux vaut rester dans la fourchette adaptée à ton profil et écouter ton ressenti.
Puis-je couvrir tous mes besoins sans manger de viande ni de poisson ?
Oui, c’est tout à fait possible. Les légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots), le tofu, le tempeh, le soja texturé, le quinoa, les céréales complètes et les oléagineux peuvent te fournir l’ensemble des acides aminés nécessaires, à condition de varier et d’associer les sources. Les ressources sur les protéines végétales et la musculation montrent que de nombreux sportifs performants adoptent ce type d’alimentation. L’essentiel est de surveiller la diversité de tes repas, ton niveau d’énergie et ta récupération, en ajustant si besoin.
Faut-il forcément prendre des compléments protéinés (whey, poudre végétale) ?
Non, les compléments ne sont pas obligatoires. Ils sont simplement pratiques quand ton rythme de vie ou ton appétit rendent difficile l’atteinte de tes besoins uniquement avec l’alimentation solide. Une poudre de protéine peut dépanner après l’entraînement ou en déplacement, mais elle ne remplace pas la richesse d’un repas complet avec fibres, vitamines, minéraux et bonnes graisses. L’idéal est de voir ces produits comme un outil ponctuel, pas comme la base de ton alimentation.
Combien de repas protéinés par jour sont nécessaires pour progresser en musculation ?
Pour soutenir la progression musculaire, viser 3 à 4 prises contenant des protéines de qualité réparties sur la journée fonctionne très bien pour la majorité des pratiquants. Chaque prise peut apporter entre 20 et 40 g de protéines selon ton poids et ton quota quotidien. Cette répartition permet de stimuler régulièrement la synthèse des protéines musculaires et d’optimiser la récupération. Le plus important reste la constance sur la semaine entière plus que la perfection d’une seule journée.

